Valérie Giovanni, Les eaux-sœurs, 2026
Cycle en quatre mouvements (vidéo, installation, performance, sculpture), 2026
Le cycle Les eaux-sœurs explore les liens entre mort, mémoire et transmission en Méditerranée. La fin de la vie n’y apparaît pas comme une rupture, mais comme un passage où les femmes deviennent les gardiennes de gestes, de récits et de savoirs transmis de génération en génération.
Deux histoires en constituent la trame. Celle de Kate, morte en Corse en 1939, dont les lettres de condoléances révèlent les solidarités féminines de l’île. Et celle d’Elvira Orlandini, victime d’un féminicide en Toscane en 1947, dont la disparition entraîna l’abandon progressif de son village. Séparés par la mer, ces deux récits demeurent reliés par l’eau, qui traverse l’installation comme une matière de passage.
Lettres, cheveux, rivière et mer composent une même cartographie sensible. Les objets deviennent les dépositaires d’une mémoire qui se transmet de génération en génération, tandis que les paysages portent les traces de celles dont les noms se sont parfois effacés.
L’installation rend hommage à ces formes discrètes de transmission qui échappent aux archives officielles. Les femmes y apparaissent comme les passeuses d’une mémoire qui circule par les gestes, les chants, les rituels et les récits.
Porté par l’eau, le cycle Les eaux-sœurs relie les vivants aux disparus dans un même mouvement de continuité.
1. Vidéo : Les eaux-sœurs, 2026
Vidéo HD, couleur, son, 9’27’’
2. Installation : Les eaux-sœurs, 2026
Installation pluridisciplinaire (vidéo HD en boucle, 3’18’’, pétrin, robe, dispositif lumineux et sonore)
3. Performance : Les eaux-sœurs, 2026
Performance avec Mathea Rafini et Estelle Garcia Massiani
4. Sculpture : Les eaux-sœurs, 2026
Tresses de cheveux dans un cadre ancien
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Vue d’installation, Veiller sur elles, Casa Donna di a Serra, Ventiseri, France, 2026. Commissariat : Paola Soave









